Crise, impayés … comment s’y préparer dans sa cuma ?

Journée des CUMA
Une journée d’information, d’échanges et de convivialité pour les responsables cuma d’Indre et Loire
La crise, ses conséquences sur les exploitations et par conséquent sur les collectifs cuma a été le thème malheureusement d’actualité de la journée annuelle des cuma d’Indre et Loire qui s’est tenue à Channay/Lathan. Malgré la gravité du thème, l’accueil chaleureux par la cuma de la Maulne et la convivialité habituelle de cette journée a permis d’éviter la “sinistrose”. C’est là aussi toute l’importance du réseau cuma.


Des solutions cuma limitées
Concernant les difficultés de paiement des adhérents, les cuma n’ont pas vocation à remplacer les banques et les délais de paiement sont forcément limités, à la fois en durée (moins d’un an) et en montant (la dette doit être couverte par le capital social en proportion suffisante). Attention que les difficultés plus graves d’un ou deux adhérents n’entraînent pas les autres. Le Conseil d’administration doit veiller à prendre des décisions à la fois humaines, raisonnables et conformes aux règles des coopératives.

Des solutions au cas par cas par les banques
M Ageorges, représentant le Crédit Agricole Touraine-Poitou, a présenté les possibilités de prêts de trésorerie à court ou moyen terme pour les exploitations, leur permettant ainsi d’honorer leurs factures fournisseurs, y compris celles des cuma. Des solutions seront possibles aussi, au cas par cas, pour les cuma qui auraient des problèmes de trésorerie.

Concrètement, comment on fait pour réclamer le paiement ?
Tous dans la salle l’ont dit : “ ce n’est pas simple d’aller réclamer le paiement à ses collègues, à ses voisins.” Des cuma ont témoigné de leurs expériences et il ressort qu’il est important de ne pas laisser un responsable de la cuma gérer seul le recouvrement des dettes. En cas de déplacement, il faut y aller à deux. Le conseil doit se réunir régulièrement pour échanger et prendre, ensemble, les décisions qui peuvent s’avérer nécessaires même si elles sont difficiles. Ainsi, en cas de non-respect d’un échéancier, le conseil pourrait être amené à décider l’interdiction d’utiliser les matériels afin de ne pas contribuer davantage à l’aggravation de la dette.

AIDE 37 : une Association pour accompagner les agriculteurs
Joel Lorillou, chef de pôle à la chambre d’Agriculture, anime en plus l’association AIDE 37, composée de bénévoles, souvent anciens agriculteurs ou anciens salariés d’organismes. Il a présenté cette association qui regroupe quasiment tous les organismes agricoles et fait le lien entre eux pour accompagner les agriculteurs qui connaissent des difficultés. Le principal message : ne pas attendre pour prendre contact ! Même si la situation semble grave, elle l’est toujours moins que dans 2 moins si on ne fait rien ! La grande majorité des exploitations ayant sollicité l’association a trouvé des solutions pour maintenir l’activité. Il ne faut donc pas hésiter à appeler et en parler autour de soi.